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The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 5)

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The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 5)

Message par Admin le Jeu 30 Juin - 15:48

5 : Cuyo
 
La cérémonie se passa dans la joie et la bonne humeur, personne n’avait manqué à l’invitation envoyée par le roi Cuyo, la peur de se voir blâmer où pire encore, de se faire emprisonner.
Néanmoins chaque invité trouva son compte, soit par l’alcool, coulant à flop où la danse festoyant de tout cotés, à chaque rebord de table, le sexe et la violence se marièrent avec frénésie, centrés dans la grande salle. Rien ne manquait sur ces plaisirs raffinés qu’offrait Drakel. Le royaume était devenu, comme l’avait prédit Cuyo à Pessoa, quatre étés auparavant, un palais où la dépravation et la domination domineraient avec aisance, sans complexe, devenu de nos jours un harem d’infidèles.
Tatiana devenu esclave, comme ses amis, aux services de la future reine Bénérice, offerte gracieusement par Pessoa pour sa vivacité et surtout, sa beauté. Ce qui l’amena directement aux cotés de cette dernière. Assise sur sa gauche, petite tenue élégante et légère blanche, une couronne de laurier sur brillait son teint blanchâtre, elle participa au dîner, comme une invité, à part entière.

- Cela fait bien longtemps que je n’ai mangé ainsi, ma reine, rien ne manque et tout est bon sur cette table garnie de mille saveurs. Mon ventre criera supplice bien avant que je n’aie pu goûter à tout ses mets raffinés.
- Profite ma petite, ce soir est une soirée spéciale, organisé par mon cher et futur mari, faite lui honneur, donc.
Sous un sourire maternel, Bénérice n’eu pas grand mal à comprendre Tatiana sur ce qu’elle exprimait à ce moment là. Face a ce qu’elle a enduré ces dernières lunes, en lui disant ses mots et la voyant engloutir un blanc de dinde avec ses mains.
- Pessoa, mon ami, capitaine des armée, partagez-nous donc un discourt, après tout, cette soirée n’a lieu d’exister sans votre présence, ne vous défilez pas faites nous partager de votre savoir d’exprimer.
- Merci mon bon roi, ce soir je porte un toast avant tout, à vous, pour votre bonté, et sur la confiance que vous me portez depuis ces nombres étés, maintenant, je resterai votre plus fidèle allier et ami, mon épée est votre.
- C’est tout ce que vous avez à me confier? Décidément votre discourt est aussi pauvre en idée, que votre lame baigne dans une mare de sangs.
Sur ces mots le roi leva son verre et trinquât malgré tout à sa santé, au coté de tous les convives, suivant son geste forcé.
- Voyez ma reine, comme votre nouvelle servante est belle et intelligente, c’est la plus belle de toute les esclaves que j’ai ramené sur nos terres depuis ce jour, j’espère qu’elle vous sera fidèle comme je le suis auprès de votre époux.
- Déjà, mon cher Pessoa, apprenez que Tatiana n’est pas un animal domestique mais une femme à part entière et je l’ai désigné en tant que ma sage femme personnel, sous mes ordres, respectez-là, si vous ne voulez pas entendre parler de moi.
- Je ne voulais manquer d’aucun respect à votre égard, ni nuire à votre image, pensez bien…
- Je ne pense rien du tout, rassurez-vous, je tiens seulement à ce que tout soit clair une bonne fois, un point c’est tout.
Le coupant dans son élan, Bénerice se pencha en direction de Tatiana, lui chuchotant quelques mots discrets à l’oreille. Tatiana se leva et parti en direction des cuisines. Le roi ne manquant rien de la scène, sera la main de sa promise et il enchaîna la conversation:
- Mon cher Pessoa, savez-vous de combien nous disposons d’hommes à ce jour?
- Non, mon bon roi Cuyo, difficile à énumérer, à dire vraie, comprenez qu’a chaque lune tombante, il y a des pertes, et à chaque soleil levant, de nouveaux soldats sont frais pour partir vous servir, le sourire aux lèvres, il observa Bénerice dévoilant ses dents jaunes et sales.
- Aujourd’hui je suis le maître suprême de tout le continent ouest, grâce à ma puissance, ma cupidité et ma fermeté, le monde est ébranlé, néanmoins sachez que ce n’est rien, face à ce que je projette de faire, de conquérir, dans ce monde et bientôt je serais un dieu incontestable, sur la planète bleue, tous s’agenouilleront à mes pieds.
- Mon cher et futur mari, ce n’est pas en saignant chaque pays que vous allez apprendre à être plus respecter, bien au contraire, des ennemis vous vous en ferez, et plus vous conquerrez, plus nombreux ils seront.
- Ma tendre Bénerice, apprenez que nul n’ose me défier de nos jours, où mieux encore, n’ose se rebeller sous ma souveraineté, les rebelles se terrent dans les gorges rocailleuses dénué de toute vie et cela m’attriste de toutes manière, de savoir que ma promise détourne chacune de mes ambitions répondant à mes obligations, ne lui conviennent, je suis déçu par ce manque de respect et de sagesse à mon égard. Sachez que si vous n’étiez ma promise, cela ferait plusieurs lunes que je vous aurai fait couper la langue.
- Grâce à dieu, je suis votre futur, alors.
- Coupez la tête de cette mégère porteuse de mauvais présages, mon roi et jouissez de la grandeur qui orne votre rang par tant de privilège.
Lui dit un invité, levant son verre dans sa direction.
- Comment osez vous parler ainsi, Bamakides? Contre la reine de toutes les reines? Celle qui portera mon enfant, celle qui porte mon nom?
Cuyo posa son verre sur la table, brutalement et se leva, une haine s’empara de lui, à ce moment là.
- Mon bon roi, vous savez tout aussi bien que moi que bon nombre de femme il y a sur cette terre, de moins impertinentes et de plus serviables, beaucoup d’entre elles ne demande que cela vous donner ce dont vous rêver depuis plusieurs étés maintenant, pourquoi se rabaisser devant celle-ci. Surtout face à votre grandeur inégalé.
Repris Banakides, ne bougeant d’un brun de sa chaise pour autant, de ses affronts, il se servi un verre de vin comme s’il cherchait à le provoquer.
- Misérable, tu vas regretter tes mots envenimés, gardes! Embarquez moi ce pouilleux dans une cage, en compagnie des prisonniers, je m’occuperais de son cas plus tard après la cérémonie, il me suppliera de l’épargner dans d’atroces souffrances, il en a ma parole de roi. Son humiliation sera un exemple envers tous, et ensuite il mourra sous ma propre lame, ses prières ne pourront rien pour le sauver, les dieux n’oseront pas s’aventurer à son secours, tant la peur les terrifie face à ma puissance.
Le montrant du doigt à ses gardes postés pas loin, le roi ne revint pas de ces mots.
- Mon roi rasseyez-vous, je ne souhaite pas vous voir vous battre, pas ce soir, je suis épuisé par tant de violences, il faut que je trouve le repos, la paix, je vous en prie, calmez-vous.
Retenant le bras de Cuyo, Bénérice essuya son front suant.
- Mon roi Cuyo, savez-vous seulement ce que vous faite? Où bien la boisson vous fait perdre la raison, vous poussant à commettre des actions pouvant vous mener à une guerre sans précédent et cette fois menée contre vos alliés, sur vos propres terres.
- Même vous, mon fidèle Hérondas, vous vous manifestez contre cet affront? N’ai-je pas assai d’avoir était humilié face à ma promise? Tient, mon royaume se présente sous un nouveau visage, ce soir. Mais quels genres d’hommes je nourris sous mon toit?
Les gardes se rendirent à la rencontre de Banakides, lorsque celui-ci dégaina son épée, il trancha la jambe du premier et la tête du second en un tour de main, le sang jailli dans tous les sens.
Pessoa, ne loupant rien de la scène, de ses yeux seulement, car ses mains et sa bouche étaient chargés de viandes. Il cracha tout ce qu’il avait ingurgité, finassant son verre d’un trait et se leva rapidement, il sortit son épée de son étui et alla à la rencontre du perturbateur assiégé.
- Si tu touches, ne serais-ce qu’un des cheveux de Banakides, je te tranche la tête et m’en servirais ensuite de trophée dans mon séjour.
Se levant à son tour entre les deux protagonistes, Hérondas, dégaina son épée à son tour, faisant barrage à Pessoa. Cuyo, pris sa futur dans ses bras et lui conseilla de partir dans ses appartements. Tatiana, revenue de sa course avec une assiette riche en fraises pour Bénerice, la laissa tomber sur le sol face à cette soirée bien plus animée qu’a son départ. Dans la bousculade, elle parti rejoindre la reine. Cuyo referma la porte immense derrière elles, postant une demi-douzaine de gardes pour bloquer le passage.
Les invités partirent dans tout les sens, les rires se transformèrent en larmes, les danses en courses, essayant de trouver une sortie, afin de préserver ce qu’ils avaient amené avec eux, leurs vies.
- Maintenant, je suis à vous!
S’écria Cuyo très énervé, il libéra à son tour son sabre et  la flamme jaillit, retira la cape noire qui le gênait dans ses mouvements et il se jeta dans la foule en un seul bond. Il donna des coups secs et prononcés sans regarder si ceux que la flamme tranchait, étaient de son coté, où de celui de ces rebelles.
Pessoa face à Hérondas, commença à s’acharner lui laissant comme seul possibilité, celle de se protéger. Hérondas perdit pied car Pessoa était très bon soldat, il trébucha sur la table, son épée retenait la sienne devant sa gorge, il se trouva en grande difficulté.
Une boucherie éclata dans la salle cérémoniale un peu partout, devenant rapidement, un sanctuaire baignant dans le sang, tapis, nappes et rideaux, tout avaient pris la même couleur.
Cuyo tua ses ennemis avec rigueurs, un, deux, trois tous tombèrent sous ses pieds. Des bras, des jambes, des têtes, chaque membre de corps différents était éparpillaient partout, il réussit à prendre le dessus sur ses adversaires affaiblis.
Bamakides, très bon combattant, tua bon nombres de soldats avant de se retrouver sur le passage de Pessoa essayant de tuer son ami.
Lorsque Pessoa remarqua Bamakides, il porta un coup bref sur Hérondas, le libérant de sa détresse. Tous deux formèrent un cercle sur leurs pas, leurs yeux ne se quittaient, jusqu’au début du combat, les lames criaient sur chaque coups portés, accompagnant la mélodie des autres soldats. Lorsque l’épée de Pessoa s’arrêta à la hauteur de la gorge de son rival, réservant le coup de grâce à son roi, déçu de ne pas pouvoir terminer le travail lui même.
Cuyo avança en direction de ces deux hommes épuisés, suivit de quelques gardes peinant à marcher, pour certains, la salle était plongée dans l’obscurité et seule la lune leurs apportait une ridicule luminosité. Le roi rangea sa lame dans sa ceinture.
- Et maintenant? Que vas-tu faire?
Cuyo gifla Bamakides, le faisant saigner un peu plus de la bouche, il resta néanmoins pas moins droit et fier face à ces avances provocatrices, son épée quitta sa main, épuisé par l’effort, et rebondit au sol annonçant sa défaite au coté de ceux qui le défendaient. Leurs regards ne se quittaient plus, plus ils étaient insistant, plus ils sombraient dans une profonde haine éloignant tout doucement ce qui les liés jusque là.
 
*
 
Bénerice se pencha en direction de Tatiana, lui chuchotant quelques mots discrets à l’oreille. Tatiana se leva et parti en direction des cuisines. Le roi ne manquant rien de la scène, serra la main de sa promise et tomba raide sur le bord de la table entraînant tout ce qui se trouvait sur son passage.
Revenant quelques instants plus tard à lui, Bénerice le soutenant par la main et Pessoa au dessus de sa tête, ne savait tenir en place, Cuyo n’eu pas trop grand mal à comprendre qu’il n’avait fait alors, que rêver.
Il se releva doucement, aidé par des serviteurs, et reprit sa place initiale, en prenant soin de se resservir à boire.
- Voyez comment vous deviendrez tous, gros, laid et à peine la force pour lever le bras, trinquons, à la santé, à la gloire mes amis, et buvons.
Libérant un rire dans toute la salle, le roi occulta chaque visage avec minutie comme s’il avait grand mal à oublier son cauchemar. Et durant ce moment qui lui paraissait si long, il se dit dans son intérieur:
- Voila ce qui se serait passé si j’avais agi de la sorte…
Tatiana revint, une assiette chargée de fraises, elle la mis à la disposition de Bénerice avant de se rassoir.
- Mais qu’est ce donc cela, ma chère?
Demanda-t-il, l’air étonné, le roi enchaîna de plus belle d’autres questions.
- Des fraises mon amour.
Lui répondit-elle naïvement en les avalants par paire.
- Mais pourquoi mangez-vous donc des fraises?
- Voulez-vous bien cesser toutes vos questions bien pertinentes, chérie? Je suis épuisé de cette soirée sans aucun intérêt à mes yeux…
- Sans intérêt à vos yeux?
La repris, Pessoa en recrachant un bout de blanc de poulet mâché, déçu de cette réponse.
- Mais vous n’apportez donc aucun attachement à mon égard?
- Ce n’est pas ça mon chère Pessoa, seulement il est tard et je désire me retirer dans mes appartements, si le roi ne voit aucune objection à cela, bien évidement?
Se tournant dans sa direction, Bénerice était dans l’attente d’une réponse, qui elle espère, la savoir positive.
- Il est vraie que je vous trouve un peu palle ma douce, Tatiana! Veuillez accompagner madame dans ses quartiers afin qu’elle trouve le repos qu’elle désire.
- Oui, mon roi, madame si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre, la prenant par le bras, Tatiana n’eu pas grand mal à s’apercevoir que Bénerice transpirait un peu plus que la normale, mais sous cette chaleur estival, cela passa inaperçu auprès des invités les moins proches. Elles disparurent sous les yeux de tous, prenant soin de leur tirer leurs révérences.
La cérémonie se termina dans la joie et la bonne humeur. Chacun repris ce qu’il avait laissé avant le départ de ces femmes.
- Mon roi vous ne laisserez pas un verre vide sous votre propre toit? Pessoa, charger vous de cette tache, le roi a soif.
- Oui, valeureux Bamakides, je vais boire à votre santé et celle de votre peuple.
Restait sur le départ soudain de Bénerice, Cuyo eu grand mal à cacher son anxiété.
 
*
 
- Tatiana allez me chercher l’enchanteur, il faut que je sache ce qui me rend dans cet état, je sens que je ne vais pas tenir trop longtemps de ce mal incessant, des vomissements me remplissent l’estomac.
- Oui, ma rêne, allongez vous sur votre lit, je vais faire le nécessaire.
Prenant soin de la déchausser, Tatiana la rassura en la mettant à l’aise et parti à la recherche de l’enchanteur, resté aux cotés du roi Cuyo.
Elle traversa à nouveaux ces longs couloirs éclairés par des torches éparpillés un peu tout le long. Sur un coté de la traversée, des fenêtres laissaient passer un vent doux et chaud, elle s’arrêta au bord de l’une d’elles et observa les esclaves éparpillés sur tout le royaume sous ses pieds.
- Yentel, où es-tu? Es-tu toujours en vie? Il faut que je trouve le moyen de te libérer de cette situation, avant que toi aussi, tu ne deviennes à ton tour, un zombie comme ceux qui t’accompagnent.
Elle se posa la question silencieusement, une larme la quitta, ses pensées étaient orientés uniquement sur ce nouveau projet, cette nouvelle idée.
-         Que faites-vous seule ici mon enfant?
Lui demanda un garde, parcourant la même allée.
- Je suis à la recherche de l’enchanteur, la reine est souffrante…
- La reine Bénerice est souffrante! Retournez auprès d’elle, je me charge de trouver Philarche.
Le garde retourna ses tallons et parti à la recherche, à son tour, de ce dernier.
De retour chez la reine, restait immobile depuis son départ, Tatiana expliqua à cette dernière, la situation et lui demanda de tenir bon, qu’il n’allait pas tarder à arriver.
- Savez-vous ma reine, si je peux me permettre, les symptômes que vous présentez, ressemble fortement à ceux d’une grossesse.
- En êtes-vous sûre Tatiana, de ce que vous m’annoncez?
- Oui, en tout cas, ça m’en à tout l’air, les malaises, les fraises et les vomissements, tout l’indique?
- Si c’est le cas, je crois que le roi sera heureux d’apprendre qu’enfin ce qu’il souhaitait de plus chère à ses yeux est en train d’arriver, encore faudra-t-il que ce soit un mâle.
Entendant les rires provenant des appartements de la reine, Cuyo, Philarche l’enchanteur et le garde, qui les avait prévenu, arrivèrent derrière la porte qui les séparés du long couloir.
- Philarche, je vous confie la vie de ma femme, soyez partial sur le malaise dont elle soufre et faite tout ce qui est en votre pouvoir, faites appel à votre magie si le besoin est afin de lui rendre sa vitalité, sa vie est entre vos mains, mon ami.
- Rassurez-vous mon roi, elle vivra, grâce à dieu et ma magie, rien ne peut lui arriver dans notre royaume, même la mort le fuit tant elle a peur de ses terribles représailles.
Le rassurant en lui caressant l’épaule avec un mince sourire cachant de faux espoirs, Cuyo ouvrit alors la porte, peu enthousiaste des conseils promulgués de Philarche.
- Comment va ma promise sous l’emprise de tant de malheurs?
Se jetant au pied du lit, Cuyo pris la main de Bénerice et la fixa comme il ne l’a jamais fait auparavant.
- Rassurez-vous mon amour, ce n’est pas le malheur qui me rend si faible, mais le bonheur de porter enfin ce que vous désirez tant.
Lui caressant les cheveux.
- Comment? Que m’annoncez-vous là?
- Cédez moi donc votre place, mon roi, je vais examiner madame et nous s’aurons ce qui la perturbe tant.
Le repoussant sur le rebord du lit, Philarche prit place au coté de cette dernière, siégeant sur une chaise. Il sortit de sa mallette de cuir noir, un outil médical que seuls nos ancêtres savaient maitriser avec précision.
- Voulez-vous bien me laisser seul aux cotés Bénerice à présent?
Sur ses sages mots, tous sortir sans mot dire. Les heures défilèrent, le soleil se leva et Philarche n’était toujours pas sorti des appartements de celle qui sera sacré reine du royaume Drakel. Pessoa avait rejoint Cuyo afin de lui prouver une énième fois qu’il le soutenait. Le roi ne cessa de faire les milles pas derrière la chambre, toute sorte de pensées envahissaient son esprit fatigué, lorsque l’enchanteur en sortit, enfin, sa tenu blanche était souillé de sang mais riant fièrement, soulagé par tant d’efforts sur sa découverte.
- Mon roi? J’ai bien peur que l’être que vous désirez tant est sur le chemin de votre rencontre, Bénerice à raison elle est effectivement enceinte.
- Comment? Je vais enfin être père? Ma descendance est assurée, maintenant!
Ce soir enfin Cuyo comprit combien la vie représente plus que la mort. Fou de joie il rejoint sa femme afin de partager ce bonheur qu’il avait du mal à maitriser.
- Tatiana, retournez auprès de madame afin de pouvoir pallier à ses moindres caprices, pour ma part je vais aller me coucher, la nuit à été longue et mouvementé pour un vieil homme de mon âge.
À la fin de ses mots prononcés, Philarche repartit lentement, soutenu par sa canne, il disparut dans ce long couloir.
Cuyo ressortit avec une rapidité que lui seul connaissait, afin de remercier le vieillard, déjà éclipsé. Il retrouva seulement Pessoa, reposé sur une chaise de fortune, à moitié endormi de cette nuit mouvementée, le roi le secoua avec une force décuplé de joie qui se dégageait au fond de lui, une chaleur qu’il ne connaissait remplit son cœur noir et rongé de haine.
- Mon roi, cessez de me secouer ainsi, vous me faites mal à la tête, je partage ma joie à vos cotés sur cette nouvelle qui donnera un second souffle à notre peuple usé par la routine.
- Oui, pardonnez ma joie Pessoa, sous les vœux proférés de la reine et à compter de la prochaine lune, je proclame dés cette lune, un repos à tous et ce, pour chaque été. Cette lune sera une lune fériée pour mes armées, les commerçants, paysans et aussi, les esclaves.
- Pardon mon roi? Avec tout le respect que je porte à votre égard, êtes vous soufrant à votre tour? Vous souhaitez même arrêter le chantier…
- Ne discutez pas mes ordres, Pessoa et exécutez-vous sans répondre, si vous ne voulez pas vous retrouver vous-même sur ces chantiers à creuser, je viendrai plus tard annoncer officiellement lors d’une réunion autour de la table des rois, partez maintenant!
- Oui mon roi, j’y vais de ce pas accomplir ma tache que vous m’avez confié.
Sur ses tristes mots amers, Pessoa partit à son tour appliquer cet ordre.
Quand à Tatiana, elle ne fut épargné de ce jour exceptionnel et elle fut renvoyé dans sa chambre de bonne où elle rattrapa la nuit qu’elle n’a put avoir la fois dernière.
Chaque fois qu’elle franchit le seuil de la porte de sa chambre sombre et froide, elle s’effondra en larmes de tout son long sur le matelas troué sans drap en guise de lit. Chaque pensée était dédiée à sa famille, à son peuple exterminé par celui qu’elle sert aujourd’hui et surtout à Yentel, tout doucement elle comprit qu’elle aurait un rôle important à jouer, à ses cotés, dans ce monde ardent. Enfin, elle trouva le sommeil.
Pour la première fois depuis que le roi Cuyo jouissait de son pouvoir, il accorda une faveur à ses serviteurs, soldats et surtout à l’égard de ses prisonniers, auquel, pour ces derniers, la seule chose qu’il leur accordait jusqu’alors, était la mort. Serait-il en train de changer sous l’influence de Bénerice? Arrivera-t-elle à changer le démon qui sommeil en lui, en ange repenti?
 
*
 
Après cela, les lunes suivantes se passèrent comme par leurs habitudes journalière sans trop que rien ne change pour les gardes, ils punissaient sans relâche les prisonniers baissant leurs cadences.
Le roi Cuyo s’était effacé, il avait prit un peu de recule, afin de partager de nouveaux projets, de nouveaux rêves, au coté de sa futur et promise femme, Bénerice.
Pessoa, ce jour là, ennuyé de pouvoir conquérir de nouvelles terres, descendit à la rencontre du roi afin de prendre des nouvelles sur les marches à suivre pour ces prochaines lunes, il croisa Tatiana sur le chemin, allant dans le sens opposé.
- Mademoiselle, je m’incline face à tant de beautés rayonnantes, dévoilant votre corps parfait, que devenez-vous?
Négligeant de lui faire la révérence.
- Bonjour Pessoa, avez-vous déjà oublié que c’est sous vos offrandes que je profite de ce privilège, de ce luxe que tout esclave rêve et mérite d’occuper? Mais quel genre d’homme êtes vous donc?
Elle recula surprise par ces attentions nouvelles qu’elle ne connaissait de sa personne. Il s’approcha d’elle, lui caressant ses cheveux soyeux.
- Je suis celui que vous épouserez bientôt, ma chère et votre seule fierté alors pour vous, sera d’être la femme du chef des armées, sous les ordres du roi Cuyo.
- Etre votre épouse?
Un rire moqueur s’échappa d’elle, puis elle reprit de plus belle:
- Sachez monsieur, que même pas en rêve je me suis vue être une seule fois défendre à vos cotés, seul rêve, où disons plutôt cauchemar, le mot est plus juste à votre égart, que je fais de vous et de vous voir périr sous la lame de celui que je me suis jurer d’aimer et de protéger et que vous n’avez hésitez à négliger par votre jalousie ardente.
- Cet esclave puant le remord et se repentant en mangeant la terre et la pierre chaque lune, de m’avoir provoqué et menacé, ce sous race, c’est de celui-là que vous me parler, laissez moi rire à mon tour?
- Riez monsieur, riez tant de fois que vous voulez, mais sachez que c’est ainsi que je voie ces prochains étés évoluer, alors un seul conseil que je peux me permettre de vous donner, est que vous devriez jouir de ces derniers moment de gloire car la gloire est éphémère pour celui qui en abuse à mauvaise escient, laissez moi passer à présent, la reine Bénerice attend après ces serviettes.
La serrant par le bras, en guise de retenu, Pessoa repris sur des airs de fourberies:
- Sachez madame que vous serez mon épouse et très bientôt, c’est ma personne que vous servirez de mille manières, que vous le voulez où non, considérez que celui pour qui votre cœur bat, n’est plus de notre monde. Partez maintenant, je vous ai assez vu.
Tournant les tallons rapidement, Pessoa ne cacha pas sa colère face à Tatiana, resté encore surprise de ces mots prononcés, elle n’en revint pas, de nouveaux problèmes viennes se greffer à ce qu’elle avait déjà bien du mal à maitriser.
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