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The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 1)

 :: POST XXL! :: ROMAN

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The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 1)

Message par Admin le Jeu 30 Juin - 14:10

Introduction:
 
L’univers, immensité incalculable et vaste océan complexe peuplé de milliers de galaxies, de milliards d’étoiles et de planètes illuminant toujours avec autant de brios, ce que nous appelons, nous simples hommes, la vie.
Depuis l’aube des temps, de nombreuses civilisations, toute plus différentes les unes des autres et sans pour autant en connaître l’existence, se croisèrent de nombreuses fois sans jamais essayer de s’approprier les richesses où les cultures de l’autre. L’univers évoluait ainsi depuis l’infini.
Pourtant, dans une galaxie lointaine, deux planètes jumelles se partageant un même soleil, avait cassé ce rythme de vie céleste, qui fut jadis fait de paix éternel.
Est-ce la fin d’une sage génération, aujourd’hui assoiffé d’évolution, de pouvoir?
Où le début d’un peuple mixte et unique, qui n’arrêtera les conquêtes lorsque, la mort en aura décidé du moment.
L’une de ces planètes, mer de feu et de lave, connu pratiquement depuis sa naissance que la guerre. De ses terres, seule une montagne tenait tête à ces chaleurs intenses. Le royaume Almeira, fait de glace et de neige était envahis par le royaume Médart, de terre seiche et arides, perdu de richesse.
Le royaume Almeira tint si bien tête à l’envahisseur, que Médart dû s’orienter vers la planète bleu s’enrichir d’une nouvelle armée pour conquérir la terre qui lui a toujours tenu le dessus.
Voici le récit d’une genèse, de ces deux mondes qui courent certainement vers une fin inévitable ressemblant étrangement à notre mère, la terre.
 
 
1: Yentel
 
600 millions d'années avant J.C.

C’est entre les plus hauts plateaux, au dessus des gorges profondes, que l’on voyait le jeune rapace se laisser porter par les cherguis, vents secs et chauds des pays maghrébins et sud américain, vers le sol de sable et peuplé de cactus.

Seul le peuple Nambikwara vivait au creux de ces canyons, caché. Dépossédé de ses biens, depuis l’arrivé de Cuyo sur le continent Ouest, il y a bientôt dix étés de cela.
En ces temps, les villages furent détruis et les peuples exterminés, durant de longues nuits empoisonnées, nuls n’étaient épargnés de ces violences.
Les femmes étaient violées avant d’être assassinées, les jeunes enfants devenus des soldats et pour les plus rebelles, décapités sur la place du marché servant d’exemple aux plus réticents. Quand au sort des hommes, il était plus onéreux, c’est dans l’esclavage qu’ils finissaient avant de périr de fatigue où de malnutrition. L’enfer est sur terre et le diable jouissait de voir ces beaux temps s’assombrir.
Les rescapés de ce génocide se regroupèrent au nord-est du continent, prés du lac Maaya et y construisirent un village, occupant même toute l’île Verte. Se cachant au fin fond d’une savane infime, peuplé d’animaux sauvage et de saveurs tropicales.
Les tipis du village étaient faits uniquement par les femmes. Eloignant les hommes, elles commençaient par un festin, en guise d’accueil pour les futurs occupants et fumaient, pour faire fuir les esprits malins qui s’y cachaient. Faits de bois et de peaux de bêtes, on connaissait ce peuple habile en écrire et en dessin. Chaque tipi était unique en son genre, dévoilant d’une finesse splendide, par ses couleurs variées. Les peintures les recouvrant retraçaient l’histoire vécue durant plusieurs étés de chacun avant de les approprier pour ne devenir qu’un dans un avenir devenu incertain en ces temps.
Une légende raconte, il y a bien longtemps de cela, qu’un navire aurait fait naufrage au large de l’ile Verte, libérant ainsi son chargement de buffles, ils auraient fini alors par rejoindre l’ile à la nage, nous devinons tous la suite à cela.
Aujourd’hui, cette communauté vit principalement de ces terres, retiré de ce désert aride.
Lors des saisons seiches, se divisant en bande familiale, les hommes chassaient, ours, oiseaux sauvage, biches, cerfs, buffles, cueillette de baies sauvages. Les femmes accompagnaient ces repas souvent riches en racines, lézards où encore sauterelles. Les saisons de pluies étaient plutôt destinés à l’agriculture de maïs, manioc, tabac, arachide et de pèche, ce qui permettait à chacun d’enrichir ses journées bien chargées. Lorsque les hommes restaient au camp, ils perfectionnaient leurs arcs en bois d’Osage près de leurs femmes. Tendirent qu’elles confectionnaient des habilles en peaux de bêtes et les souliers faits de feuilles de maïs, et fabriquaient des colliers en aiguille de porc-épic, coquillage et de dents d’animaux, pour les nuits sacrées, tous accompagnaient le soleil se coucher.
Ce peuple indigène érigea de nombreuses stèles afin de se protéger des âmes malsaines, et offraient souvent des animaux, en guise de sacrifice à leurs dieux, dans le but d’avoir de bonnes récoltes et une santé saine, la lune tombé, autour d’un feu d’encens. Il s’invita régulièrement sur les tombes de leurs défunts afin de nourrir ainsi, leurs esprits de sagesse perdu, mais jamais oublié.
 Le chef de cette colonie, le plus ancien, Grand Sabre Brisé siégeait, le temps de ces soirées, sur sa couverture, fumant le calumet. Il était torse nue, et pour seul habit, un bout de tissu troué protégeant son entre jambe, bout de tissu jauni par l’usure et le temps, traînant à même le sol, comme tous les hommes demeurant à ses cotés, rien ne pouvait les différencier, si ce n’est les plumes couronnant leurs cheveux gras, et les bijoux maquillant leurs mat visages.
Pour ce rituel de danse raffiné, vénérant de larges totems, fais de bois, leurs tatouages servaient à faire fuir les esprits s’invitant dans ces douces nuits de sacre.
Ce peuple est pacifique, bannissant toute forme de violence, il se suffisait à lui-même. Les femmes participaient à parts entières sur ces cultes divins. Elles ne fumaient pas, le bang était réservé uniquement aux hommes, durant ces nuits de culte. Telles sont les coutumes chez les Nambikwara.
C’est ici, à quelque dizaine de mètres du village, que le jeune rapace se posa, sur cette branche d’arbre asséché. Épuisé, il contempla la scène qui se dessinait sous ses pattes.
- Avant de parler de choses sacrées, nous nous préparons, nous-mêmes par les offrandes. L’un de nous remplira le calumet sacré et le tendra à l’autre, qui l’allumera. Puis l’offrira au ciel et à la terre, ils fumeront ensemble et ce sera à ce moment là qu’ils seront prêts à parler.
Dit, Grand Sabre Brisé, de sa voie fatigué.
- Père, cette lune vient nous annoncer de sombres présages, l’homme blanc avance, le démon avance, côte à côte, et bientôt, ils seront là. Il faut nous préparer à les accueillir!
Répéta d’un ultime espoir Kwakiutls, lui remettant le calumet, sagement, comme le veux la tradition, afin que son village soit protéger, tous pensaient.
- Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs, une parcelle de terre ressemble pour lui, à la suivante. C’est un étranger qui arrive dans la nuit et vole la terre de l’ancien, au grand jour, ce dont-il a besoin.
- Mais père, la terre n’est pas sa sœur, mais son ennemi, et lorsqu’il a conquise, il va plus loin. Oubliant ses aïeux, abandonnant ses enfants, sans que cela ne le tracasse pour autant.
- Je comprends ta rage qui anime ton cœur, mon fils, mais tu es trop jeune encore pour comprendre. Comprendre que l’homme est né pour piller, il est fait pour tuer. Il traite sa mère la terre, et son frère le ciel, comme des choses à acheter, à vendre, comme de vulgaires moutons, où de perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui, qu’un désert.
- Nous ne pouvons nous laisser faire, pas cette fois encore! Sinon, c’est notre village qui en paiera de son avenir, de son sang.
Serrant les mains fortement, Kwakiutls, observa un à un ses hommes, assis autour de ce feu, sans rien dire, baissant la tête, sur un air triste d’un futur s’annonçant des plus sombres, à nouveau.
Sous cette lune là, deux jeunes enfants jouaient au dessus la savane, là où l’herbe manquait, les canyons dominaient. Grain de Sable à environ huit ans, blonde à souhait, fine, son visage exprimait l’innocence et la fraicheur. Très dégourdi pour une fillette de son âge. Elle est accompagné de son frère Yentel, à peine quatre ans de plus qu’elle, brun aux yeux bleu, rien ne laissait à présager qu’ils sont frère tant par leurs différence physique.
- Où vas-tu, Yentel, attend moi ? Demanda-t-elle.
- Suis-moi, Grain de Sable, il y a une grotte sur ces hauteurs, par ici, allons voir ce qu’il s’y cache, et…
            - Tu sais très bien que nous n’avons pas le droit de nous éloigner du lac sans un adulte ! Yentel ?
Elle répéta le nom de son frère, à trois reprises, vainement, devant l’entrée de cette grotte obscurcie par son fond. Lorsqu’elle entendit de faibles hurlements provenant de ce néant, elle se leva tremblante et hésita avant d’entrer. Brusquement, Yentel jailli d’un bond gracieux en essayant de lui faire peur, la petite malheureuse se mit à pleurer de plus belle et s’enfuie en direction du village.
- Rassure toi ce n’est que moi, je plaisantais tu sais? Rentrons maintenant, avant que la lune nous précède. Grain de Sable? S’apercevant de son départ précipité, Yentel redescendit de sa cachète rejoindre celle qui l’avait abandonné.
Brusquement, le jeune rapace se tourna en direction du soleil se couchant avec furtivité et remarqua de ses yeux affûtés, une nuée de poussière s’approchant en direction du village Nambikwara. Les présages annoncés commençaient à se préparer à l’horizon.
Suite à ces bruits de pas, Yentel eu juste le temps de se cacher entre deux rochers, avant l’arriver de cette armée, qui avançait à vive allure, que se passait-il, se demandait-il?
Voyant sa sœur fuir dans la même direction, une dizaine de chiens monstrueux précédents cette horde de démons se jetèrent sur la petite affaiblie par l’effort et la dévorèrent de tout son long. Yentel était pétrifié sur ce qui se passait, il était paralysait. Il vit une trentaine de Sirugues, animaux carnivores sur deux pattes attelés à cette armée de morts, que leur père à tant parlé, jadis durant de nombreuses lunes, enfin il les voyait! Ces spectres venus défendre Cuyo pour sa prise de pouvoir sur les terres où il était né. Ils étaient exagérément grands et puissant, capé de noir, leurs visages se cachaient derrière une capuche assorti ne laissant dévoiler aucun traie de leurs visages, leurs armures ne craignaient aucune arme tranchante, ils étaient invincibles, ils étaient les Mudocons, ces êtres ni vivant, ni mort, guerriers personnelle de Cuyo, le conquérant.
Le dernier de la file était leur chef Cécrops.
Il s’arrêta au niveau de Grain de sable, agonisante dans une mare de sang. La main de cette dernière se leva en direction de celui qui aller être son bourreau, comme si elle lui supplia de la secourir. Le Sirugue cessa alors de gesticuler à son niveau. Cécrops observa la malheureuse, baignant dans son sang, prononça quelques mots, que nous simples humains, ne pouvons comprendre, et la poignarda d’un unique coup de sa lame de feu, comme s’il voulait porter le coup de grâce à cette vie humaine suffocante, elle mourut.
Cécrops se tourna ensuite en direction de Yentel. Un vent de sable chaud accompagna ses yeux, lui sifflant un air mélancolique. Il senti sa présence non loin de lui, sans pour autant l’apercevoir, dans ces nombreux canyons, ’’où est-il caché?’’ se demanda-t-il. Il hurla dans sa langue des mots aussi stridents que cisaillant. Mots s’effaçant dans une résonance lente entre ces montagnes de pierres, il reprit sa route toujours avec autant de classe, laissant le corps inerte de la blonde jonché au sol.
La tribu, alerté par les aboiements des chiens, s’agita dans toutes les directions, puis se prépara à défier la mort, une nouvelle fois, afin de défendre les maigres biens qu’elle avait pu protéger jusqu’alors. Arc, épées, tomawaks et sarbacanes, tous ce qu’elle avait conservé pour se protéger contre un envahisseur potentiel, retrouvèrent sous cette lune, à nouveau un sens.
- Grain de sable! Yentel, où êtes-vous! cria leur mère affolée. Elle sortit précipitamment de sa tente et se mit à les chercher, en criant leurs noms dans toutes directions, vainement. Son mari, non loin d’elle, la prit par la taille et la reconduit dans la tente, voulant la protéger de cette brutale attaque.
Les chiens étaient arrivaient les premiers, et se mirent à attaquer les premiers villageois, frayant un passage à l’entrée du village.
- Prend cette épée et reste ici, à l’abri, Aglala. Je pars défendre notre peuple. Rassure-toi, nos enfants sont à l’abri. Les dieux sont avec nous, ils nous protègent.
Agenouillé face à elle, Kwakiutls serra fortement son visage de ses mains poussiéreuses, sans s’apercevoir de la force qu’il y mettait, il observa les yeux de celle qu’il s’est juré d’aimer, de protéger. Yeux profonds, yeux qui commençaient à verser des larmes, la peur se lisait si bien dans le visage d’Aglala. L’horreur envahissait, comme dans le village auquel ils appartenaient. Ce village qui lentement, était accompagnait de lourds nuages grisonnant et épais, la pluie ne tarda pas à s’inviter.
- Fait attention à toi, Kwakiutls, les démons du diable viennent nous rendre visite, le pire prend vie dans mon esprit fragile d’impuissance.
Lui confia-t-elle en bégayant. Puis, elle se leva et lui remis un médaillon dans un mouchoir en soie bleu nuit, brodé de laine d’or, un signe apparaissait alors, représentant une espèce de ’’C’’ avec un point au bout. Ce médaillon était fait d’une matière inconnue dans notre monde. Il était aussi bleu que la nuit et aussi lumineux que le soleil brillant, même dans les lieux les plus insalubres, il n’avait cessé de briller.
- Prends ceci avec toi, mon amour. Que ce médaillon puisse te porter chance durant le combat que tu vas mener et reviens moi victorieux, comme il a porté chance à ceux qui l’ont portés avant toi.
Un dernier baiser accompagna ces mots entrecoupés, noyait dans une peur plus grandissante à chaque instant.
Il se leva à son tour et prit son épée. Et sur le pas de la porte, il se tourna en direction de sa promise, lui lança un dernier regard remplit d’espoir, un dernier sourire. Lentement, l’avenir de sagesse s’abandonna à un avenir bien noir. Il partit en direction des intrus, sans faire de sentiment à ses agresseurs. Il tua un, deux, puis trois chiens. Il ne les compta même plus tant sa haine grandissait à chaque avancées. Les chiens tombèrent sous sa lame, signée de sang.
L’armée ne tarda pas à rejoindre ses éclaireurs, est une véritable boucherie s’engagea alors, contre ce faible peuple pacifique, dés que le soleil quitta ces terres atrophiées.
Hommes, femmes, enfants, personne ne fus épargnés des attaques de ces spectres, les Nambikwara les plus fragiles se regroupèrent en émeutes. Ils furent brûlées vif, les totems se transformèrent en bûche, dévoilant aux montagnes les plus hautes, le malheur qui les accablait, sous un champ de flamme crépitant. L’armée noire se mélangeait aux villageois ouvrant tout doucement la porte à la mort, l’accueillant dans de doux pas de dance.
Défendant leurs maintiens sur la vie, dans l’espoir de revoir au lever de la lune, leurs familles à nouveau sourire, les villageois les plus courageux se résignèrent face à l’envahisseur, toujours plus grand, toujours plus fort. Ils ne purent, dans un maigre élan de solidarité, que se donner rendez-vous de l’autre coté dans d’ultimes prières.
L’armée noir était organisait et savait manipuler l’épée, elle se relayait en s’acharnant sans fin, ne laissant aucune chance à ses adversaires affaiblis. Le sang remplaça les peintures des tipis, effaçant l’histoire de ce qu’elles représentaient, comme si rien n’a jamais existé, transformant avec violence, d’une couleur unique, d’une couleur limpide, le dernier village qui vivait caché, de l’ile de Marajó.
Aucun Mudocon ne fut atteint, tant leur force était inégalable et très vite, ils se retrouvèrent en surnombre.
L’attaque dura un bon moment. Moment éternel pour celui qui le vivait, avant que les cris ne cessent enfin de s’exprimer, les flammes de l’enfer, elles, ne cessèrent de s’étaler. Seule l’armée noir était encore debout défiant le vent de sable chaud, plus rien autour d’elle, n’avait de vie.
Les morts étaient étendus partout, on n’avait pas grand mal à imaginer la violence qui les à accompagner pour leurs dernier voyage. Certains étaient démembrés, d’autre à l’inverse étaient tellement carbonisés, qu’on ne pouvait plus les distinguer. Les Nambikwara avaient alors cessé d’exister, en une seule et unique lune.
Cécrops regroupa ses démons sur la place principale, la où une seule tente était encore debout, celle de Kwakiutls et sa famille.
- Armée des ombres, cette lune encore, une victoire s’ajoute à toutes les précédentes. Cette lune encore, le triomphe nous sourit, terminons ce dont nous sommes venus chercher et partons retrouver Cuyo, chercher le butin qu’il s’est engagé de nous offrir en échange de ces vies volées. Retournons ensuite chez nous, sur les terres de Médard.
Annonça-t-il, d’une voie stridente, dans sa langue d’origine. Il regarda un de ses soldats et sans rien ajouter, leva le bras en direction de la tente jusque là, épargné. Comme s’il avait senti qu’Aglala s’y cachait encore. Le soldat choisi comprit de suite ses motivations et sans mot dire descendit de son Sirugue et ramassa un bout de bois sec et l’embrasa. La tente d’Aglala commença à prendre feu, ce qui la contraignait de la fuir.
Elle se découvrit à quatre pattes, trainant le sable fin, face à cette armée, inchangé depuis, en nombre. Arme aux poings, tremblante, la peur paralysait ses mouvements. Seules les larmes témoignaient de la tristesse, de la peur, de la haine qu’elle eu grand mal à dissimuler à ses agresseurs.
Dans la vision d’apocalypse, qu’elle s’était imaginé ces dernières lunes, cette vision qui se dessinait à ses yeux, trouvant une signification, un sens, venait de naitre. Comme dans ses rêves, tout avait cessé de vivre, d’exister. Autour d’elle, nul bruit ne s’exprimait, si ce n’est celui du vent plissant les quelques bouts de tissu éparpillés un peu partout où alimentant les flammes, qui s’agitaient sur ce qui reste des cabanes devenues cendre. Même la pluie ne pouvait les empêcher d’avancer.
Elle vit que rien n’avait plus de vie, son peuple avait cessé d’être, comme s’il n’avait jamais existé, en si peu de temps.
Seuls les trente capes noirs et les quelques chiens, chanceux d’avoir survécu à cette attaque, étaient encore debout, face à elle. Ils l’encerclèrent rapidement. Cécrops descendit à son tour de son Sirugue et s’approcha d’elle, sur de pas lourds. Elle se releva et brandit son arme dans sa direction, toujours tremblante, elle savait qu’elle n’allait pas tarder à rejoindre son peuple. 
- Que veux-tu me faire?
lui dit-il en notre langue.
- Me tuer? Sais-tu que je suis immortel? Pauvre femme, simple d’esprit.
Il s’approcha d’elle d’un pas décidé, comme s’il était habitué et lui sentit le cou après avoir écarté les cheveux qui la gênait, brusquement, il recula d’un élan comme si quelque chose le dérangeait.
Aglala remarqua son acte mais ne comprit pas son geste. Elle ne put rien dire, tout était mélangé, tout était confus dans sa tête, paralysé elle se laissa faire.
Elle remarqua Kwakiutls recouvert de sang, pas très loin d’elle. Elle vit aussi le médaillon brillé dans sa main rouge. Le médaillon qu’elle lui avait remit pour qu’il lui porte chance avant qu’il ne la quitte pour la dernière fois, sur un dernier baiser.
C’est à ce moment précis que son sang froid se transforma en une haine, une haine qui s’empara d’elle. Une force la gagna dans tout son corps svelte, comme jamais elle n’eu auparavant. Ses larmes la quittèrent, laissant place rapidement à ses yeux devenir aussi rouges que le sang qui maquillait son mari. Une lumière mystique s’empara de tout son corps entrainant son épée avec elle.
Cécrops, la regarda s’illuminer et compris enfin qu’elle n’était pas comme les autres, de simple humains. Non, Aglala était différente, elle ressemblait plus au peuple que son roi combattait depuis plusieurs générations déjà, le peuple Almeira.
- Mais qui es-tu? Survivante d’un peuple exterminé, tu n’es pas de ceux la, d’où viens-tu?
            - Je te répondrai seulement de ma lame, suppôt de Satan, tu vas retrouver ceux qui ont osés se mesurer à Aglala, banni du royaume d’Almeira.
Elle se rua alors sur Cécrops, cria comme jamais elle n’avait criait, essayant de lui porter des coups de lames, comme si elle voulait se vider, de tout ce mal qui la gagné, en si peu de temps.
Les soldats qui assistèrent à la scène formèrent une arène autour d’elle et leur chef, sans rien faire, sans rien dire, arme à terre, ils laissèrent à leur chef le privilège de tuer le dernier Nambikwara encore en vie. Elle était perdue d’avance et elle le savait.
Cécrops esquiva chacune de ses attaques, par sa droite, par sa gauche, attaques mal placées, mais il ne dégaina pas sa lame. Pour lui, elle était qu’une faible femme, et s’amusait sur l’agressivité qu’elle lui témoignait. Elle allait se fatiguer par le poids de sa lame, par ses efforts répétés, pensait-il. Mais s’il se trompait?
Un coup mal placé toucha enfin son visage, à travers son casque, qui le protégeait jusque là, laissant place à une cicatrice sur la joue. Mais nul ne le sut car sa capuche la cachait, seul le sang témoignait du coup porté.
Aglala le vit, elle, le sang couler, tant elle était proche de lui. Son sang n’était pas rouge comme tout être humain normal, non, il était bleu. Et il coulait en abondance. La peur la gagnait à nouveau de plus belle.
Il recula en poussant un cri de douleur dans sa langue, cape volant contre le sens du vent, il s’approcha d’elle et la saisit par le cou sans la toucher, avec une rapidité inconnu des hommes. Lui décollant les pieds du sol, il la jeta à quelques mètres de lui, comme si elle ne pesait rien. Dans cet élan, elle perdit sa lame. Tombant cul à terre elle se brisa les vertèbres, tant le coup porté était violent.
Puis il dégaina sa lame et le feu jaillit, tout en s’approchant d’elle. La douleur l’empêcha de bouger, couchée à terre, un dernier regard, une dernière prière furent destiné à Kwakiutl et ses enfants disparut, elle lui demanda pardon de ne pas être prés de lui, pour lui serrer la main une dernière fois, pour un dernier baiser, avant de partir à son tour, le rejoindre dans l’autre monde.
Cécrops la décapita d’un coup vif, comme s’il avait perdu trop de temps avec elle, comme s’il voulait en finir avec cette dernière. Le corps de la vaincu perdit sa lumière avant de s’écrouler de tout son poids, à ses pieds. La tête de cette dernière tomba en roulant en direction de son époux, partit lui, déjà bien avant elle.
C’est sur un cri de haine, que Cécrops laissa échapper sa colère, sur le geste qu’Aglala a réussit à accomplir, faible femme, il pensait. Elle, qui réussit à le toucher, alors que nul encore n’a réussit jusqu’ici, ses pensées le trahir pour la première fois. Que lui arrive-t-il, se demande-t-il? Il est si faible face à cette femme fragile.
Il poussa un second cri, malgré tout. Cri victorieux s’évadant au-delà du village, s’étalant au delà des plaines les plus étalés et des sommets digne des plus hauts des canyons.
Il se souvint aussi de ce qu’il avait ressenti lorsqu’il était prés d’elle, peu avant qu’elle ne périsse sous le coup de sa lame. Un frisson s’empara alors de lui et il n’eu pas grand mal à comprendre alors qu’il n’était pas le seul avec son armée, ici sur la planète Bleu.
D’autres avaient immigré la planète de feu pour vivre ici, dans ce monde d’hommes faible et fragile, abandonnant la puissance et le pouvoir que possèdent les habitants de la planète rouge. Qui étaient-ils, dans quel but étaient-ils venus ici? Fuyaient-ils simplement la guerre qui était un quotidien de vie sur leur planète native?
Cette lune là, les montagnes étaient les seuls témoins de la fin du peuple Nambikwara.
Yentel paralysait par les cris de violences qui s’évadaient de son village, puis par un silence brutal, en un rien de temps. Il reprit ses esprits lentement et descendit voir sa petite sœur, resté à terre, baignant elle aussi dans une marre de sang, marre qui lui appartenait.
Agenouillé devant son corps inerte, il lui essuya le visage de ses mains sales, lui fredonnant une berceuse, ses cheveux blonds étaient devenus rouge. Il leva la tête en direction du ciel, poing serré, jurant mille vengeances, sous une pluie de larmes, la même lumière mystique qu’Aglala le gagna à son tour, la haine, le dégout, un mélange de noirceur comme il n’a jamais connu jusque cette lune, il se blâma aussi de l’avoir faite fuir, par ses jeux stupides. Que lui reste-t-il à faire, maintenant?
Il prit le corps de la petite et l’emmena dans une grotte afin de se protéger du retour de ces truands assoiffés de haine, assoiffés de sang. Sa peur l’obligea à rester là, loin des flammes, qu’endurait son village, sa famille, pour son peuple, il ne peut rien faire.
Faible devant ces rôdeurs acharnés, sous cette lune d’inceste, les flammes de l’enfer ont encore frappé sous ce ciel où la pluie a laissé place aux étoiles, exterminant les Nambikwara vivant dans ce domaine.
Yentel était le dernier de sa lignée, désormais seul et livré à lui même.
Cette lune fut longue pour celui qui attendait les premières lueurs du jour. Yentel se réveilla à l’aurore et rapporta Grain de Sable, souillé de sable, dans son village. Plus ses pas avançaient, plus ses pas devenaient moites. Il avait du mal à retenir ses larmes tant le chagrin le rongeait, il n’avait pas grand mal à imaginer l’horreur qui s’était abattu cette dernière lune tant le paysage s’exprimait.
Arrivé sur place, il découvrit son village sans vie, la tente qui abritait sa famille, carbonisée, comme toutes les autres d’ailleurs, ne laissant aucune chance aux survivants, pour l’accompagner dans sa douleur.
Plus il avançait, plus il découvrit les corps, un à un, éparpillés un peu partout, tantôt sans bras, tantôt sans jambe, parfois même, sans tête. Puis retrouva son père, au coté de ce qui reste de sa mère. Il déposa le corps de sa sœur avec douceur, comme s’il ne voulait pas lui faire mal et s’assit prés d’eux. Il observa le soleil briller de mille éclats, comme si le cauchemar venait de prendre vie. Il y resta plusieurs lunes à se morfondre, à se demander ce qu’il aller faire, à se demander ce qu’il aller devenir, maintenant qu’il était seul, avant de s’endormir, à son tour, prés d’eux.
Seul la faim le fit revenir à la raison, il se leva et se mit à manger comme il n’a jamais mangé. Puis il décida alors d’enterrer chaque personne qui vivait sur ces terres cristalline, ces terres qui l’ont vue grandir. Il commença par sa sœur, qu’il aimait plus que tout, ensuite sa mère.
Lorsqu’il arriva au tour de son père, il découvrit l’amulette tenu dans sa main, fermement. Cette amulette qui ne cessa de briller et qui ne ressemblait à nul autre. Il ne l’a jamais vu auparavant, si ce n’est l’image qu’elle représentait, un tatouage sur son épaule gauche était identique. Que cela pouvait-il bien être, se demanda-t-il?
Il termina enfin le travail qu’il avait commençait. Par respect pour son peuple, il creusa une tombe digne pour chaque personne, rendant honneur aux dépouilles qui vivait en ces lieux sacrés, transformant peu à peu, son village, en cimetière.
- Ceci sera l’unique cimetière des Nambikwara, il sera un lieu où je pourrais trouver refuge et paix. Un lieu où je pourrais trouver réponse à chaque question qui se posera, dans mon avenir.
Prononça-t-il, larme à l’œil, debout face à la tombe de son père, face au soleil levant, l’épée planté à terre. Puis il regarda l’amulette, qui n’avait cessé de briller et la mit autour de son cou. Il ramassa l’épée de son père et partit. Que faire, maintenant? Cette question se posa sans cesse dans le fond de son âme, âme partager entre peur et inconnu, il n’a alors que douze ans.
Etant témoin de la scène, le jeune rapace repris son chemin, là où la vallée le menait, il se laissa planer, abandonnant le jeune garçon livré à sa propre destiné.
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Re: The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 1)

Message par Invité le Jeu 30 Juin - 22:48

C'est du boulot... Bravo... Tant de détail.. Super

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Re: The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 1)

Message par Admin le Jeu 30 Juin - 22:57

HUUUUMMMMMM, ça mérite un petit merci accompagné de 2 petits points tout ça.....


Merci....
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Re: The first civilization: L’été de tous les supplices (Part 1)

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